
Le député Abdelkrim Araoudhia, membre de la Commission des plans de développement et des grands projets au Conseil national des régions et des districts (CNRD), a présenté les grandes orientations du Plan de développement 2026-2030, qualifié de tournant majeur pour la Tunisie. Selon lui, cette nouvelle phase doit dépasser le stade du diagnostic et du débat pour se concentrer sur la mise en œuvre effective des politiques publiques, afin de renforcer la production nationale et la bonne gouvernance.
S’exprimant au micro de l’émission Expresso le 9 janvier 2026, Araoudhia a expliqué que l’élaboration du plan a débuté en 2025 selon une démarche progressive et ascendante, passant par les conseils locaux, régionaux et territoriaux avant d’être consolidée au ministère de l’Économie et de la Planification. Les grandes lignes ont ensuite été présentées lors d’un Conseil ministériel, puis soumises au Président de la République.
Le plan adopte une approche participative qui prend en compte les spécificités régionales. Araoudhia a précisé que certaines zones industrielles nécessitent un développement touristique, d’autres un soutien à l’investissement agricole ou la simplification des procédures pour les investisseurs industriels. Malgré cette différenciation, les priorités nationales restent centrales : sécurité alimentaire, déficit céréaliers, déficit énergétique et gestion de l’eau.
Pour l’année 2026, l’objectif est de replacer la Tunisie sur sa trajectoire économique réelle, en transformant le pays d’un État consommateur en État producteur, capable de garantir sa souveraineté alimentaire et énergétique. Les piliers stratégiques du plan incluent l’éducation, l’eau, l’énergie, la transformation numérique, ainsi que le renforcement de la justice sociale et régionale. Araoudhia a enfin insisté sur le rôle central du citoyen dans la réussite du plan, espérant que cette vision permettra de bâtir une Tunisie plus productive et équitable au cours des cinq prochaines années.









































