
À fin novembre, la masse monétaire au sens large a progressé de 11 % en glissement annuel, contre 12,6 % un mois plus tôt, marquant un léger ralentissement. Cette évolution s’explique principalement par la forte hausse du cash en circulation dans l’économie. En 2025, cette composante a enregistré sa plus forte croissance depuis 2011, avec une augmentation de 23,0 % à fin novembre, traduisant un recours accru aux liquidités.
Par ailleurs, la croissance des dépôts d’épargne a montré des signes de ralentissement. Ces dépôts ont augmenté de 9,1 % sur un an, contre 12,1 % à la même période de l’année précédente, indiquant une dynamique moins soutenue de l’épargne bancaire, selon le dernier numéro de Tema.
Quant aux sources de création monétaire, la hausse de la masse monétaire est principalement liée à l’augmentation des crédits accordés à l’État. Ceux-ci ont progressé d’environ 11 milliards de dinars en un an, passant de 51,6 milliards de dinars à fin novembre 2024 à 62,5 milliards de dinars en 2025. Même si le rythme de cette progression a ralenti par rapport à l’année précédente, les créances sur l’État représentent désormais près d’un tiers des crédits accordés par la Banque centrale et les banques.
Cette situation reflète la faiblesse de la croissance des crédits destinés à l’économie, qui n’ont augmenté que de 3,3 %, un niveau inférieur aux moyennes observées au cours des dernières années, confirmant le ralentissement du financement de l’activité économique.










































