
Le coût des arrêts d’activité des entreprises, suite aux coupures d’électricité, enregistrées durant l’été 2026, est estimé à 1.269,6 millions de dinars (MD), c’est ce qui ressort d’une enquête réalisée par l’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE) sur « Les conséquences économiques des coupures d’électricité survenues en juillet et août 2026 ».
D’après l’IACE, « cette estimation mesure la valeur ajoutée que les entreprises n’ont pas pu générer en raison des interruptions d’activité. Cependant, elle n’inclut pas les autres préjudices subis, notamment les dommages matériels aux équipements, les pertes de clientèle et les pénalités éventuelles, qui viennent s’ajouter au manque à gagner économique ».
Menée auprès d’entreprises industrielles, commerciales et de services marchands, l’étude révèle, ainsi, l’ampleur des perturbations subies par les entreprises, le coût des arrêts d’activité et les pressions exercées sur leurs capacités d’investissement. Elle souligne notamment le risque de voir les entreprises mobiliser des ressources pour sécuriser leur approvisionnement électrique, au détriment de leurs investissements productifs.
En fait, d’après cette enquête 96% des entreprises ont déclaré avoir subi des coupures d’électricité, entraînant en moyenne 13 jours d’activité perdus et le report de projets d’investissement.
Toutefois, près de trois entreprises sur dix (29%) ont souligné qu’ils ont perdu au moins 20 jours, soit l’équivalent d’un mois ouvré complet.
C’est ainsi, que 63,5% des entreprises ont fait état d’une baisse de leurs chiffres d’affaires, dont 83% exerçant dans le secteur industriel.
Parmi les entreprises exportatrices, 29,4% déclarent avoir manqué des délais, avec des pénalités ou une perte de client, tandis que 8,3% ont eu recours à la sous-traitance ou à l’importation pour compenser les perturbations.
Par ailleurs, 30,5% des entreprises signalent une hausse du coût de leurs intrants, alors que les hausses de prix de vente restent rares.
En outre, près des deux tiers des répondants signalent des dommages matériels, notamment aux moteurs, compresseurs et machines de production, ainsi que le matériel informatique et les serveurs.
Afin de parvenir à faire face à une situation pareille, à l’avenir, 74% des entreprises ont annoncé qu’ils envisagent d’investir, dans les douze prochains mois, pour sécuriser leur approvisionnement électrique (groupes électrogènes, installations photovoltaïques, batteries et autres équipements de secours), ce qui nécessiterait, selon l’IACE, « une mobilisation des ressources au détriment des investissements productifs », mettant en évidence un risque pour la compétitivité des entreprises.
« Si ces solutions permettent de réduire l’exposition aux coupures, leur coût pèse sur les entreprises et leur efficacité », a précisé l’Institut, ajoutant qu’aucune entreprise interrogée n’a confirmé avoir été indemnisée, jusqu’à ce jour.
TAP
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