
Dans son rapport sur la clôture du budget de l’État pour l’année 2023, la Cour des comptes a exhorté les autorités à renforcer la rigueur dans l’élaboration des prévisions budgétaires et à améliorer la maîtrise du déficit public, lequel a atteint 7,7 % du PIB, dépassant largement les estimations initiales.
Adopté le 26 décembre 2025, le rapport révèle que le déficit effectif s’est établi à 11 317,954 millions de dinars, alors que les projections tablaient sur un niveau équivalent à 5,2 % du PIB. Face à cet écart significatif, l’instance constitutionnelle recommande une mobilisation plus efficace des ressources propres de l’État, une rationalisation accrue des dépenses publiques ainsi qu’un encadrement plus strict du recours aux liquidités du Trésor.
La Cour des comptes préconise également de réorienter l’endettement public vers le financement des dépenses d’investissement, plutôt que des charges courantes, afin de renforcer les infrastructures et de soutenir durablement la croissance économique. Parallèlement, elle appelle à une meilleure maîtrise de la pression fiscale, restée stable à 25,4 % du PIB en 2023, dans l’objectif d’améliorer l’attractivité de l’environnement des affaires.
Le rapport alerte, en outre, sur la progression continue de la dette publique, qui a atteint 84,6 % du PIB en 2023, contre 82,4 % un an auparavant. Il invite les pouvoirs publics à aligner davantage la gestion budgétaire sur les standards internationaux en matière de transparence et de reddition des comptes.
Ce rapport, assorti d’une déclaration certifiant la concordance des comptes des comptables publics avec le compte général de l’État, propose une analyse approfondie de l’exécution budgétaire et formule plusieurs recommandations destinées à améliorer l’élaboration et la gestion futures des lois de finances.
Themes :
Les articles associés
-
79
-
212
-
81
-
67









































