
Après une première note qui posait les chiffres, Prime Partners Holdings publie un deuxième volet consacré aux banques cotées à la Bourse de Tunis, qui met en regard la croissance, la rentabilité, le risque et la solvabilité, et regarde ce qui se trouve derrière le PNB et le résultat net.
Pour un investisseur, comparer deux banques à partir de leur seul bénéfice revient à regarder la dernière ligne d’une histoire sans lire les chapitres précédents.
Le résultat compte, évidemment.
Mais il faut également comprendre comment il a été construit.
La taille renseigne sur le poids de la banque. La croissance du PNB montre la dynamique de ses revenus. Le ROE mesure la rentabilité des fonds propres. Le risque et la solvabilité apportent encore deux lectures différentes.
Les leaders changent donc selon le critère.
La BIAT collecte le plus de dépôts parmi les banques étudiées. La BNA présente le volume de crédits à la clientèle le plus élevé. Amen Bank affiche la plus forte croissance du PNB.
Mais pour l’investisseur, ces positions ne suffisent pas.
Il faut aussi comprendre la structure des revenus, les commissions, le coût des ressources et le risque supporté pour produire le résultat.
Deux banques affichant une rentabilité proche peuvent ainsi présenter des profils économiques sensiblement différents.
La qualité du chemin qui conduit au résultat compte autant que le résultat lui-même.
Pour aller plus loin, Prime Partners Holdings explique ce que le PNB et le résultat net ne disent pas
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