
Selon le rapport Global Economic Prospects de la Banque mondiale, l’économie tunisienne devrait poursuivre une croissance modérée en 2026, dans un contexte international difficile marqué par les incertitudes géopolitiques, la hausse des prix de l’énergie et le ralentissement du commerce mondial.
La croissance du produit intérieur brut (PIB) de la Tunisie est estimée autour de 2% à 2,5% en 2026, un niveau qui traduit une reprise fragile et insuffisante pour répondre aux défis économiques du pays. Cette progression reste en dessous du potentiel de croissance nécessaire pour réduire le chômage et améliorer durablement le niveau de vie.
Le rapport souligne que plusieurs facteurs continuent de freiner l’économie tunisienne. Parmi eux figurent la faiblesse de l’investissement privé, les contraintes budgétaires liées à un niveau élevé de dette publique, ainsi que les tensions sur les finances de l’État. À cela s’ajoutent des facteurs externes, notamment le ralentissement de l’économie mondiale et la volatilité des prix de l’énergie, qui pèsent sur les importations et l’inflation.
Malgré ce contexte difficile, certains secteurs offrent des perspectives positives. L’agriculture pourrait bénéficier de conditions climatiques plus favorables, tandis que le tourisme continue de se redresser progressivement. Les transferts financiers de la diaspora tunisienne contribuent également à soutenir l’économie nationale et la consommation des ménages.
Cependant, la Banque mondiale met en garde contre la persistance de déséquilibres structurels, notamment un chômage élevé, en particulier chez les jeunes, et une inflation qui, bien qu’en léger ralentissement, continue d’affecter le pouvoir d’achat.
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